De retour à Abuja, Buhari veut reprendre les rennes

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« J’ai eu le regret de remarquer, pendant mon absence, que des commentaires, notamment sur les réseaux sociaux, ont dépassé la ligne rouge, mettant en cause la question de l’existence de notre nation », a déclaré le président Muhammadu Buhari lundi, dans un discours. 

« Notre unité n’est pas négociable », a-t-il martelé. À l’approche du 1er octobre, jour de la fête nationale, les velléités identitaires sont de plus en plus grandes.

Dans son discours de six minutes, le président, élu il y a deux ans, apparaît toujours aussi frêle, même s’il est en meilleure condition physique et plus cohérent qu’à son précédent retour, en mars, après avoir passé déjà deux
mois dans la capitale britannique.

Contrairement au mois de mars, il n’a fait cette fois aucune mention de son état de santé. A l’époque, il avait reconnu « n’avoir jamais été aussi malade », et avoir dû subir des transfusions sanguines. Il avait d’ailleurs prévenu qu’il devrait sûrement retourner à Londres pour poursuivre ses traitements.

Cette fois, il n’en est rien. Le retour semble beaucoup plus organisé par ses conseillers, et la passation des pouvoirs avec son remplacement, le vice-président Yemi Osinbajo, a été officialisée quelques heures après son
discours à la nation, par une lettre au Parlement.