Que risque l’activiste Kémi Séba, arrêté pour avoir brûlé un billet de 5000 FCFA?

0
232

Le Franco-Béninois Kémi Séba a été arrêté à son domicile à Dakar le vendredi 25 août. Après avoir été interrogé par la police, il a été présenté au procureur du tribunal de la capitale sénégalaise.

Une arrestation qui fait suite au dépôt d’une plainte de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Kémi Séba, connu pour ses positions tranchées sur le franc CFA, monnaie utilisée par la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre a en effet brûlé en public un billet de 5000 FCFA.

Mais que risque-t-il réellement? Que prévoit la loi sénégalaise dans ce genre de cas?

L’article 411 du Code pénal sénégalais a été clair sur ce sujet.

“Quiconque aura volontairement brûlé ou détruit, d’une manière quelconque, des registres, minutes ou actes originaux de l’autorité publique, des titres, billets, lettres de changes, effets de commerce ou de banque, contenant ou opérant obligation, disposition ou décharge;

Quiconque aura sciemment détruit, soustrait, recelé, dissimulé ou altéré un document public ou privé de nature à faciliter la recherche des crimes et délits, la découverte des preuves ou le châtiment de leur auteur sera, sans préjudice des peines plus graves prévues par la loi, puni ainsi qu’il suit:

Si les pièces détruites sont des actes de l’autorité publique ou des effets de commerce ou de banque, la peine sera d’un emprisonnement de cinq ans à dix ans;

S’il s’agit de toute autre pièce, le coupable sera puni d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 50.000 à 100.000 francs.”

Incarcéré à la prison de Rebeuss, à Dakar, le président de l’ONG Urgences Panafricanistes, Kemi Seba, doit comparaître mardi 29 août devant le tribunal des flagrants délits.